Ce pourrait être n’importe où. Mais l’on ne se fâchera pas que l’endroit se trouve ici par miracle. Rien ne nous empêche de patauger dans le cliché avec une ostensible satisfaction puis de nous ébrouer près des badauds en nous appliquant à les éclabousser le plus malignement du monde. La vie dichrome, le monde en deux couleurs, bleu et blanc comme slogan d’une chronique sans histoire, le calme et l’immensité pour seul horizon.
Faire bisquer avec une carte postale passe-partout est bien la plus ignoble des occupations, la manifestation d’un atrabilaire désœuvrement, elle est absurde et je la conjure tout autant que cette image. Je l’ai prise in situ vero, mais comment prouver qu’elle n’a pas été téléchargé depuis le net, dont les eaux pullulent de ces vues vides de sens ? Pourquoi s'acharner à montrer que l'on est vraiment ailleurs alors que l'on est virtuellement partout?

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