But the ones who understand are the eyes which can see (sic.)
Naïm, est là qui vous attend depuis trente ans. Il sert le thé puis vous présente à ses deux dames qu’il connaît par cœur. Ce pakistanais débonnaire sait toujours ménager leur jalousie en partageant les pellicules très équitablement…et très précisément, car l’image projetée un peu plus loin ignore les sursauts. Le trio, parle surtout en Hindi, mais on les surprend parfois à bavarder en ourdou et griffonner un peu d’anglais et d’arabe. A travers le hublot on peut voir le faisceau dessiné par la fumée de cigarette des spectateurs assis en seconde. On entend tousser les imaginations au balcon quand les scènes se dédient à suggérer la romance. Et les têtes couvertes du premier rang se découpent en noir sur l’écran irradié des chorégraphies nerveuses et des costumes étincelants de mille feux.

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