Cette vieille machine a raconté tellement d’histoires qu’on a perdu la mémoire de ses origines. Dans son ventre, les rubans de celluloïd s’enroulent encore à toute allure tous les soirs de la semaine. Son inconditionnelle compagne prend le relais des bobines toutes les vingt minutes. La plupart des films durant plus de quatre heures, la salle de projection devient le décor privé d’un dialogue aux longues répliques. S’y faufiler n’est qu’un jeu d’enfant. Juste à côté d’une échoppe de bricolage, une porte laquée de vert pâle résonne en palimpseste avec les affiches qui la coiffent. Cette ouverture ordinaire vous laisse entrer sans frapper dans l’antichambre de l’illusion en mégascope.
samedi 7 mars 2009
Oman Cinema #1
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suis vraiment émue de voir....
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